Entre le moment ou j'ai découvert Mika, et dans la foulée pris les places pour ce concert, et le concert proprement dit, la popularité du jeune homme a été grandissante, faisant d'un chanteur sympathique dans la droite lignée de Freddie Mercury une idole de la génération "jean slim et coiffure à mèche". Le Zénith de Nantes était donc blindé d'une foule bigarrée, qui assistait pour bon nombre d'entre eux à leur premier concert. Je ne m'étendrait pas sur la première partie, une dénommée Yelle, d'une médiocrité affligeante pour ce que j'ai pu en écouter.
Il est un peu plus de 21 h quand Mika rentre sur scène. La scène est colorée, l'interprétation sans faille va convaincre, sans problèmes. Entouré de musiciens de très grande qualité (mention spéciale à la batteuse), Mika retranscrit sur scène de fort belle façon tous les tubes de son unique album Life In Cartoon Motion, il intègre même deux nouveaux titres. La qualité vocale est à la hauteur, et même si on a parfois l'impression que le groupe a enclenché le pilotage automatique, l'heure vingt-cinq de concert passe assez vite. Par contre pour l'ambiance, il fallait aimer l'adolescent métrosexuel plus intéressé par filmer avec son mobile ou appeler ses amis pendant le concert que par la musique. Je dois dire que ça m'a un peu gâché la fête. Tant pis pour moi, j'aurais du être parmi les précurseurs qui ont eu la chance de voir Mika au Trabendo en début d'année, ou même a l'Olympia il y a quelques mois (voir cette note chez Seb). Ca ne réussira d'ailleurs pas totalement à me priver de mon plaisir, surtout lors de l'hilarant final ou le groupe se déguise en animaux. Bref a coup sur pas le concert de l'année, mais un sympathique moment.
Take care