J’ai profité d’un petit passage à Paris pour me rendre à la Fondation Cartier pour l’art contemporain et visiter l’exposition consacrée aux travaux de David Lynch, mise en scène par le réalisateur lui même. Au programme : tableaux expérimentaux (mêlant peinture, insertion d’objets réels, travail numérique), tirages photographiques (plusieurs séries de clichés), notes diverses (sur des matériaux divers eux aussi : pages de scénario, post-it, enveloppes et même sac à vomi « Air France »), courts métrages inédits, décors reconstitués. David Lynch a également passé du temps à Paris pour concevoir son exposition, l’emplacement de ses toiles, et a composé de la musique pour accompagner le tout. Perfectionniste, as usual, le David
Perfectionniste et obsessionnel. L’expo met en valeur quelques unes des marottes du maître. Son goût pour légender ses œuvres (mettant en scène un certain « Bob »), son obsession des fortes poitrines ou des paysages industriels en friche. Il est intéressant de voir les prémices de ses films, au détour d’un post-it ou d’un gribouillis sur un papier à lettre d’hôtel.
Bref, cette exposition nous transporte dans un univers typiquement Lynchéen. On s’attend à voir Bobby Peru sortir d’une des salles, ou Naomi Watts attendre à la boutique (malheureusement non, dommage). L’expo reste encore à l’affiche jusqu’au 27 mai. Pour les fans de Lynch, la visite est plus qu’indispensable.
Take care,