
En bon fan de Steven Soderbergh, je suis naturellement allé voir The Good German. Force est de constater que j’ai été un peu déçu. Bien sur, la qualité du défi que s’est imposé Soderbergh est louable : réaliser un film « à l’ancienne », dans un noir et blanc classieux et vintage qui rappelle fortement Casablanca. Hélas, Clooney n’est pas Bogart, Cate Blanchett n’est pas Ingrid, Bergman,et la comparaison avec le film de Michael Curtiz s’arrête là (on notera tout de même une scène de fin très inspirée de ce film culte).
Le « pitch » était pourtant alléchant. Dans le Berlin de la fin de la seconde guerre mondiale, américains et russes rivalisent d’influences pour « récupérer » les savants allemands, concepteurs des V2, entre autres. On a donc une trame intéressante mettant en scène un correspondant de guerre autrefois amoureux d’une allemande (George Clooney), ladite allemande à l’occasion prostituée (Cate Blanchett), un jeune GI ambitieux et escroc (Tobey Maguire), ainsi que des officiels américains et russes. Malheureusement, l’ensemble manque de rythme et l’on s’ennuie un peu tout au long des 1h45 du film.
Alors, on pourra tout de même apprécier la qualité de la prestation de Cate Blanchett, très en forme dans ce rôle. Clooney est un peu transparent, ce qui est dommage quand on connaît la qualité de jeu de cet acteur, chez Soderbergh notamment. Tobey Maguire est assez irritant dans son rôle, mais pas vraiment convaincant. Bref, The Good German est plutôt décevant, surtout lorsque l’on connaît le talent de Soderbergh et qu’on sait qu’il peut faire cent fois mieux…
Take care,