
Congorama est un film du réalisateur québécois Philippe Falardeau, jusque là plutôt habitué aux documentaires. J’avoue que je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre en entrant dans la salle et que c’est surtout la présence au générique d’Olivier Gourmet qui m’a fait pencher pour ce film lors du choix de ma séance hebdomadaire. Je ne serais pas plus avancé pour en raconter l’histoire en sortant du film, surtout si je ne veux pas gâcher le plaisir de la découverte. Congorama navigue entre plusieurs genres, sans vraiment appartenir à un seul : comédie, drame familial, espionnage (industriel) se mêlent, et on passe fréquemment du rire à l’émotion au cours de ce film. Le film nous offre deux points de vue différents sur la même histoire, et le scénario possède bon nombre de petites subtilités qui fait qu’il est d’une grande richesse.
La mise en scène est elle aussi excellente. On est au plus près des personnages, caméra à l’épaule, souvent (sans toutefois tomber dans le « Dardennisme »). Les acteurs sont à la hauteur du film, Paul Ahmarani est très convaincant, mais surtout Olivier Gourmet confirme là qu’il est bien un des acteurs les plus doués du moment. Sa grosse carcasse de belge mal dégrossi en apparence peut servir à faire rire mais peut également avec facilité transmettre la plus vive des émotions. Il joue à merveille dans ce film.
On sort de Congorama assez ébloui, avec l’envie de le revoir pour profiter de tous les petits détails du scénario, qui s’éclairent après les révélations finales (là encore, je suis volontairement sibyllin). Le seul petit reproche que j’aurais à faire est que l’intrigue met un peu de temps à démarrer. En dehors de cela, Congorama est une excellente surprise en ce début d’année
Et puis une fois n'est pas coutume, ce n'est pas dans mes habitudes de parler politique, mais je vous recommande la lecture de cet excellent article sur libération.fr
Take care,