
Après l'ouverture récente du Zénith de Nantes (plus grand Zénith après celui de Paris), un des premiers concert programmés était fort alléchant : Tool. La première partie s'annonçait également fort intéressante, avec le groupe américain Mastodon, dont le récent Blood Mountain est excellent. C'est donc sans hésiter que je pris ma place pour cette soirée qui promettait beaucoup.
Arrivé juste à temps dans le Zénith pour le début du concert, je suivis le concert de Mastodon depuis la fosse. Le quatuor délivra une performance solide, principalement axée sur leur dernier disque. Gros points noirs néanmoins : en premier lieu le son approximatif, les guitares absentes ou presque, et en second lieu le manque de charisme des membres du groupe, qui avaient l'air de s'amuser autant que sur une chaîne de montage automobile. En contrepartie, on notera la grosse qualité de la frappe du batteur, qui est un régal à regarder, et le travail soigné des lights faisant ressortir le superbe "Backdrop" que Masdodon avait ce soir là.
Après une petite interruption, j'ai rejoins les gradins pour le concert de Tool. Le groupe arrive sur une scène entièrement blanche. Organisé en carré comme à son habitude, le groupe ne déroge pas à la tradition, et c'est un Maynard James Keenan masqué (d'un masque à gaz dans lequel est fixé son micro) qui arrive sur scène. La setlist offre un mélange de titres récents ("Vicarious","10000 Days") et de classiques, extraits notamment d'Aenima. Mais le plus beau du spectacle c’est évidemment le show visuel : écrans, lights soignés, lasers transcendent la performance du groupe et nous font entrer dans une sorte de transe musicale. Les images, que l'on pourrait croire sorties d'un Lynch ou d'un film de Matthew Barney, marquent notre esprit et fascinent à coup sur. L'interprétation et le son, parfaits, renforcent cette impression, même si on n'est pas loin de décrocher par instants. Au bout d'1h40 de concert on en ressort vidé, mais comblé. Vivement leur prochain passage dans le coin …