
En préalable à cette note, je tiens à remercier Sébastien pour avoir attiré mon attention sur The Host, le second film de Joon-ho Bong. J'ai eu par ailleurs la chance de visionner quelques jours avant Memories Of Murder, son premier film, un polar classe et atypique, qui se jouait des conventions. Tout cela m'a permis de me mettre dans les bonnes conditions pour appréhender The Host
Pour ce second film, le réalisateur coréen a donc décidér de faire voler en éclat les canons et les clichés d'un autre style de films : le film de monstres. Le film raconte en effet la traque d'une bête mutante, née de la pollution, et qui terrorise la population vivant auprès d'un fleuve en corée. La fille cadette d'une famille un peu spéciale est capturée par le monstre, et les quatre membres restants, bien particuliers, vont faire leur possible pour la sauver.
La grande force de The Host est pour moi la qualité de sa mise en scène, une des plus virtuoses que j'ai pu voir cette année. Le réalisateur coréen confirme tout le bien qu'on pouvait penser de lui en voyant son premier film, et s'améliore peut être encore, avec des scènes d'action de haute volée ... Le monstre est vraiment impressionnant, étrange et terrifiant. Face à lui, la famille doit faire face également à l'incompréhension des pouvoirs publics et des instances internationales, dont la critique est ici assez vive. Mêlant sans cesse les genre : monstres, action, satire familiale, film comique, The Host réussit le tour de force de n'appartenir vraiment à aucun genre au final. Le seul reproche que j'aurais à poser et que le film possède peut être quelques longeurs vers le milieu et qu'une dizaine de minutes en moins lui aurait peut être fait gagner un peu en efficacité. Hormis ce défaut mineur, The Host n'est pas loin du sans faute.
Take Care,
NP : Sufjan Stevens - Come On Feel The Illinoise