
Ayant beaucoup apprécié les deux précédents films de Alejandro Gonzales Iñarritu, Amours Chiennes et 21 grammes, j'étais plus qu'impatient de la sortie de Babel, le projet étant d'ailleurs encore plus ambitieux : tourné dans trois pays, réunissant un casting alléchant : Brad Pitt, Gaël Garcia Bernal, Cate Blanchett, Babel était très alléchant sur le papier.
Force est de constater que, même si le duo Arriaga / Iñarritu ne s'est pas remise en cause et nous offre toujours un film "à effet papillon" où trois histoires s'entremêlent, Babel est une sacrée réussite. Et si le réalisateur mexicain a obtenu le prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes, ce n'est que très mérité. Le travail sur les images et sur le son est formidable, et les transitions entre les différentes histoires sont toujours bien trouvées. Le fait de suivre plusieurs destins indépendants mais mêlés fait qu'on ne voit évidemment pas passer les deux heures et quart que dure le film.
On se retrouve donc entre le Maroc, le Mexique et le Japon, a suivre les destins de plusieurs personnages : un couple de touristes pris par erreur pour cible d'un tir de carabine, une gouvernante mexicaine et son neveu, une étudiante japonaise sourde-muette et mal dans sa peau… Tous reliés par un enchevêtrement de petites choses qui font que leurs destins sont incontestablement liés. Et à ce petit jeu, Guillermo Arriaga est très fort. Le scénariste, qui avait déjà été primé à Cannes pour le scénario de Trois Enterrements a encore une fois signé une belle histoire.
On se prend, en suivant les personnages, à réfléchir sur le langage, à mettre en évidence les similitudes au-delà des différences, et évidemment à souffrir ou à rire avec eux. A noter également que la musique, écrite par Gustavo Santaolalla est de toute première qualité et participe pleinement à nous faire entrer dans l'ambiance. Bref, si vous avez aimé les précédents films d'Iñarritu, Babel est incontestablement fait pour vous.
Take Care,
PS : RIP Ferenç Puskas