
Le scénario de ce film est assez improbable : suite à l'incendie d'une discothèque gay dans les années 70, cinq fantômes (gays, donc) hantent une maison qui est rachetée, une vingtaine d'années plus tard, par un jeune couple. Malgré l'handicap d'une situation de départ alambiquée, Eric Lavaine (dont c'est le premier long métrage) a réussi avec Poltergay ce que peu de réalisateurs français arrivent encore à faire : une comédie qui fait rire…
Evidemment, le film repose quasi-exclusivement sur les épaules de Clovis Cornillac, jamais aussi bon que dans son rôle de gentil beauf français moyen. L'acteur domine littéralement le film, et ne laisse qu'un peu de place à sa partenaire Julie Depardieu ou au cinq fantômes (néanmoins assez réussis). Evidemment quelques clichés sur la communauté gay (qui sont forcements dépeints comme des "folles"), mais on reste assez classe et le film ne sombre pas trop dans le graveleux (comparé à un film comme Pédale Douce, par exemple). Quelques piques, en relation avec le monde réel (je n'en dis pas plus) sont même franchement drôles.
Poltergay est donc une comédie française réussie, et ça suffit presque à se démarquer de la production de masse en ce moment. C'est si simple, en fait
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