
Premier film de fiction de Bennett Miller, Capote était plutôt alléchant sur le papier. Incarné avec un mimétisme impressionnant par Philip Seymour Hoffman, que j'aimais déjà beaucoup dans Boogie Nights, par exemple, l'écrivain Truman Capote se rend au Kansas sur les lieux d'un crime horrible afin d'y puiser l'inspiration pour son nouveau livre. Il se lie d'amitié avec l'un des assassins, qu'il vampirise en lui faisant croire (à demi-mots) qu'il va lui faire échapper à la peine de mort en échange de matière à écrire son livre, premier "roman de non fiction".
Je connais mal l'œuvre de Truman Capote, et je ne sais pas s'il faut en être un spécialiste pour apprécier le film, mais j'ai vraiment eu du mal. Le film n'est pas franchement mal réalisé, encore que très "plan plan", un peu à l'instar de la diction lancinante du personnage principal. J'avoue que j'ai eu du mal à m'identifier à cet écrivain imbus de lui-même, égoïste et geignard. Je ne mets pas en cause la qualité de la prestation de Philip Seymour Hoffman, qui n'a pas dû voler son oscar, mais je suis resté au bord de la route, et j'ai fini par sérieusement m'ennuyer, faut de pouvoir m'impliquer. Un peu déçu, donc, au final : 3.5/6.
Commencé à bouquiner Voyage à Motocyclette d'Ernesto Guevara, livre dont est tiré le film de Walter Salles Carnets de Voyage. C'est un peu décousu, on saute un peu du coq à l'âne par moments, journal de voyage (mouvementé) oblige, mais le livre réserve quand même quelques passages très drôles et très intéressants.
Portez vous bien